Zones Non Agricoles

Charançon rouge du palmier > Lutte


La vie cachée du charançon rouge dans les stipes et la difficulté pour identifier les palmiers attaqués au début de l’infestation, sont des obstacles très sérieux à la lutte contre ce ravageur.

 

Lutte obligatoire définie par arrêté

 

La lutte contre le charançon rouge est obligatoire sur tout le territoire et en tous lieux. Elle est régie par un nouvel arrêté national de lutte signé le 25 juin 2019 et remplaçant celui du 21 juillet 2010. Un arrêté préfectoral pour la région PACA est mis à jour régulièrement, il précise la situation des communes par rapport aux différentes zones de contamination définies dans l’arrêté. La lutte se décline en plusieurs volets.

 

Définition d’un périmètre de lutte : Un périmètre de lutte, la zone contaminée de 100 m minimum autour du foyer (végétal contaminé ou piège ayant enregistré une capture) est définie.

 

Mesures de surveillance

 

Tous les palmiers situés dans une zone contaminée doivent être surveillés à minima trimestriellement. La surveillance consiste à rechercher des symptômes visuels précoces d’infestation. Ce contrôle est à la charge du propriétaire (personne physique ou morale) et doit être réalisé par une entreprise agrée. 

 

Mesures de lutte préventive

 

Dans la zone contaminée, les traitements préventifs ne sont plus obligatoires en PACA (mais aussi en Corse et Occitanie).

Dans les communes des départements de PACA, des dispositions particulières permettant de rendre les traitements préventifs obligatoire dans une zone contaminée sont possible.

Pour ce faire, les communes s’engageront à mettre en oeuvre :

 

. un plan de surveillance et un réseau de piégeage,
. le traitement préventif de tous les palmiers du domaine public,
. l’évacuation adaptée des déchets, y compris chez les particuliers,
 
Ces communes seront dès lors listées par arrêté publié au Bulletin Officiel du Ministère de l’Agriculture et de l’Alimentaiton, sur proposition du préfet de région après avis du CROPSAV.
 
 
Suite à la mise en oeuvre de ces dispositions, les propriétaires de palmiers seront soumis à une obligation de traitement préventif.
 

Depuis mars 2018, un produit de traitement biologique supplémentaire a été homologué, il s’agit d’un champignon entomopathogène Beauveria bassiana (souche 111). Ce produit est réservé à un usage professionnel, rapprochez vous d’une entreprise agréée.

Par ailleurs un deuxième produit à base de Beauveria bassiana (souche 203) a obtenu une dérogation d’usage de 120 jours . Ce produit étant également un produit professionnel il faudra faire appel à un professionnel agréé.

 

Seules certaines entreprises ou personnes peuvent réaliser les traitements préventifs (quels qu’ils soient) pour protéger les palmiers contre le charançon rouge.

 

Attention : depuis le 1er septembre 2018, les néonicotinoïdes ne sont plus autorisés, afin de protéger l’environnement en général et les abeilles en particulier. Aussi il n’est plus possible d’utiliser de l’imidaclopride pour protéger les palmiers - voir l’arrêté du 9 août 2018. 

Dans l’ensemble du périmètre de lutte les palmiers présents dans les lieux de production ou de mise en vente doivent être placés sous protection physique complète ou être soumis à des traitements préventifs réguliers. Ces mêmes palmiers ne peuvent pas être protégés par injection d’insecticide dans le stipe.

 

Mesures de lutte curative

 

Deux mesures de lutte curative sont applicables :

  • L’abattage du palmier, dans le cas où celui-ci ne peut plus être sauvé
  • L’assainissement du palmier, dans le cas où le bourgeon terminal est encore sain. C’est le professionnel qui pratique l’intervention qui est à même de déterminer l’état du bourgeon terminal.

Dans les deux cas, des protocoles publiés par instruction technique le 10 juillet 2019 sont à respecter (voir le protocole ci-contre). Seules certaines personnes ou entreprises peuvent réaliser ces interventions.

 

 

Pistes de recherche

 

Plusieurs études ont visé à rechercher des agents biologiques capables d’induire une mortalité dans les populations de charançon : les nématodes Heterorhabditis bacteriophora, Steinernema carpocapsae, Steinernema feltiae ; les champignons entomopathogènes Beauveria bassiana et Metarhizium anisopliae. Leur efficacité a souvent été démontrée en laboratoire avec des variabilités selon les souches testées.

D’autres pistes de recherche s’orientent vers des moyens de lutte physique ou des techniques d’application de produits phytopharmaceutiques (endothérapie). 

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